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  JAMMES Louis - Anthologie du 06/12/2002 au 01/02/2003

Ouganda Ouganda
 
Basquiat   Sarajevo
 
     

Louis JAMMES

 

Anthologie

P h o t o g r a p h i e s

1980-2000.

 

L'exposition sera accompagnée de la présentation

du long métrage réalisé en 2000 par Louis Jammes

La trace de Moloktchon

 

Exposition du 6 décembre 2002 au 30 janvier 2003

 

Cocktail de vernissage le jeudi 5 décembre de 18h à 22h

 

 

Anthologie - Photographies -1980-2000

 

La galerie RX présente le photographe français Louis Jammes à travers des morceaux choisis de son oeuvre. Une cinquantaine de pièces seront proposées. Extraits de 20 ans de travaux.

 

Au début des années 80, Louis Jammes commence par photographier des artistes célèbres comme Julian Schnabel, Keith Haring, Jean-Michel Basquiat, Robert Combas, ou encore Andy Warhol, plongés dans un décor fabriqué rappelant l'univers de leur oeuvre. Mais l'artiste cherche aussi à explorer le monde à travers son objectif, « à rendre compte du temps présent ». Toujours dans les années 80, mélangeant photographie et peinture, il descend alors dans la rue et fait le portrait des « Bag People » à Barbès, des anonymes posant devant un décor peint, qu'il change ainsi en héros le temps d'une séance photo.

 

Puis il se lance dans le domaine des reporters et des correspondants de guerre et part dans des pays ravagés par des conflits ou des fléaux où  «  Il ne cherche pas à nous livrer des informations ou à expliquer l'origine d'un conflit ; il regarde les gens vivre et les gens mourir, les gens tuer d'autres gens, l'humanité qui s 'effondre cherchant à saisir ce qui ne se saisit pas : le moment où tout bascule, où tant de haine enfouie soudain ressuscite. Où nous devenons bêtes traquées, victimes d'autres bêtes prédatrices, tueurs et tués piégeurs et piégés, violeurs et violés ? (1) »

 

Que ce soit en Tunisie avec les palestiniens, chez les gitans, en Tchétchénie, à Berlin lors de la chute du mur (1991), à Tchernobyl (1990-1991), à Sarajevo (1993), en Afrique (1996), ou bien encore à Gaza (1996-97), Louis Jammes ne photographie pas la barbarie dans ses actes, mais des victimes, le plus souvent des enfants, seules dans un décor nu qu'il retravaille par la suite à la peinture. « Il gratte avec un clou la matière (?), dessine des cordes, des flammes, accroche des ailes aux gamins inscrit les dates de prise de vue, comptabilise le nombre de morts dans la journée. Et puis il note en quelques phrases, ambiguës au possible, ses sentiments du moment (2) ». Il imprime ainsi sa propre souffrance sur celle de ses modèles.

 

De cette manière, il interprète de façon atypique et personnelle les grands événements tragiques de l'histoire au moyen de divers supports (toiles ou plaques métalliques enduites d'une émulsion photosensible) ainsi que d'effets graphiques et introduit de la beauté et de l'immortalité là où ne règnent que souffrance et chaos.     

 

(1) - Olivier Cena - Télérama

(2) -Michel Guerin - Le Monde

 

 « La trace de Moloktchon »

 

 

À ses débuts, Louis Jammes se destinait au cinéma. Mais sa passion pour la photo l'emporta. Avec le long métrage : « La trace de Moloktchon », Louis Jammes revient à ses premières amours.

 

Après deux ans de nomadisme dans la toundra sibérienne, il réalise son premier long-métrage racontant une journée, le 9 mai 2000, dans la vie d'une famille de dolganes (derniers habitants du Taïmyr à l'extrême nord de la Sibérie). Grâce à un ingénieux système, deux webcams, l'une fixe filmant l'intérieur du Balok (maison nomade), l'autre mobile filmant l'extérieur, Louis Jammes a ainsi pu rendre compte d'un mode de vie encore simple et primitif, se suffisant à lui-même.

 

Le film de 120 minutes a été tourné sans interprète, la communication s'est faite en parlant avec les mains ou en faisant des dessins. « La trace de Moloktchon » est en dolgane sous titré en anglais et en français, sans commentaire ni voix off et la musique originale a été créée par Vincent Segal et Cyril Atef, du groupe « Bum Cello ».

 

Présenté à Cannes en 2001, le film fut projeté sur deux écrans(un pour chaque caméra) lors de la quinzaine des réalisateurs section « En Avant ».

 

 

 

Notons que parallèlement à ce film, Louis Jammes a effectué un inventaire photographique de l'ensemble de la population dolgane encore nomades aujourd'hui (environ 200 portraits).

 

 

 <>.

 

 

Louis Jammes, né en 1958.

Vit et travaille à Paris.

 

Expositions personnelles  sélection

 

2001              

<>, Galerie du Jour Agnès b, Paris.

Film « La trace de Moloktchon »,sélectionné dans la quinzaine des réalisateurs au Festival de Cannes.

1996              

<< Sarajevo>>,, Dublin, intervention sur les murs de la ville.

Galerie Eric Linard, Hoenheim.

Travail sur l'Afrique : Ouganda , Tanzanie,

Galerie du Jour - Agnès b, Paris.

1995              

Intervention sur des monuments publics, Strasbourg.

1994/95       

Intervention sur des monuments publics, Madrid.

Institut Français, Madrid.

1994              

Foire de Bâle, Galerie du Jour Agnès b, Paris.

Kenji Taki Gallery, Nagoya, Japon.

<>, FRAC Provence Alpes Côte d'Azur, Marseille.

1993/94       

Festival d'Hiver, intervention sur les murs de la ville de Sarajevo.

1993              

<>,, Galerie du Jour Agnès b, Paris.

<>, Galerie Yvon Lambert, Paris.

<>, Rencontres Photographiques d'Arles, Arles