Corps en état ?
Bea Emsbach, encre sur papier
Claudia Liekam, objet vidéo
Zwelethu Mthethwa, Photographie
Philippe Pasqua, peinture
Caro Suerkemper, peinture
Cony Theis, dessins
20 janvier - 24 février 2005
Vernissage jeudi 20 janvier à partir de 18h
En collaboration avec la galerie Hengevoss-Duerkop, Hambourg.
Bea EMSBACH, encre sur papier
Les encres rouges de Bea Emsbach révèlent des personnages hybrides qui semblent faire l'objet d'expérimentations scientifiques : des informations et des substances circulent d'un corps à l'autre grâce à un système de tubes.
Est-ce le reflèt d'une société efficace où chaque sujet rempli une fonction et des devoirs spécifiques ?
Bien que la technique du dessin soit rigoureuse et claire, les personnages restent énigmatiques et mystérieux.
Zwelethu MTHETHWA, photographie
Zwelethu Mthethwa photographie les gens depuis 1996 dans leur habitat provisoire autours de Cape Town. Des images populaires de ces lieux ont été médiatisés par des reporters lors des remous politiques de ces 10 dernières années. Ces photographies destinées aux journaux étaient souvent en noir & blanc afin de communiquer d'une façon objective sur les conflits.
En opposition au photo-reportage, le travail de Zwelethu porte sur la dimension de la couleur. Selon lui, la photographie implique une part des valeurs humaines. Son projet n'est pas de réaliser un documentaire sur la pauvreté qui a déjà été confortée par les médias, mais plutôt de restaurer et célébrer avec dignité son sujet.
Michael Godby,
Professeur et Historien d'Art, Université de Cape Town
Philippe PASQUA, peinture
Ce qui frappe dans la peinture de Philippe Pasqua c'est une sorte de familiarité spontanée et directe avec ce que l'on pourrait appeler le langage de la chair, l'expressivité du corps.
Les images de Philippe Pasqua sont belles, belles non pas comme une madone, digne des canons esthétiques de la Renaissance, les images de Philippe Pasqua sont belles comme est la vie, avec ses imprévus, ses contrastes, ses contradictions et aussi l'affirmation de soi et de son contraire qu'est la mort, la décadence, le mal par rapport au meilleur.
Pierre Restany, critique d'art
Cony THEIS, dessin
Dans ses dessins de victimes Cony Theis a transformée les analogies perçues par son propre corps comme une caisse de résonance. Ces portraits peints sur la peau sont enlevés comme cliché sur du papier humide telle une décalcomanie.
Les sujets sont inspirés de photographies de victimes de meurtre qui ont été reproduites mille et mille et une fois par les médias. L'image retrouve ainsi une efficacité qu'elle avait perdue du à l'usure de sa diffusion ?
Karin Thomas, critique d'art
Caro SUERKEMPER, peintures
Quelles sont donc ces images que peint Caro Suerkemper ? Des fantaisies « nocturnes », des fantasmagories ? Dans la pensée picturale de l'artiste s'articule une ambivalence sous-jacente. Le désir, les siens et ceux des autres ... Se délivrer est un acte conscient de l'envie de mettre en évidence l'impuissance (la puissance) de l'autre.
Jean-Christophe Ammann,
ex- directeur du Museum für Moderne Kunst Frankfurt a. M.