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  LEE Bae - Oeuvres récentes du 23/03/2006 au 29/04/2006

 
     

LEE BAE

 

 

oeuvres récentes

 

  

23 mars - 28 avril 2006

 

  

Vernissage jeudi 23 mars  18h - 21h30

 

Dans le cadre Corée  France 120e anniversaire 

 

 

 

La galerie RX est heureuse de vous présenter le travail de LEE BAE, artiste coréen, né en Corée du Sud en 1956 et vivant à Paris depuis 1990

 

Artiste reconnu en Corée et au Japon, son travail est visible sur nombre de foires comme la Fiac, Art Cologne, 

 

-Actualité : La galerie RX sera présente avec LEE BAE à la KIAF, foire d'art contemporain de Séoul fin mai 2006. 

 

Détail Trois employés fuyant - Phnom Penh, le 13 juin 2003 - huile sur toile 2004 © Van Der Meulen. Galerie RX, Paris - D'après une photo d'Andy Eames


 

 

 

 

 

Lee Bae l?a souvent répété : bien qu'installé à Paris depuis près de quinze ans, il est resté profondément attaché à sa culture sud-coréenne d'origine. Cette culture, il l'a toujours caractérisée par des formes et des forces vitales ainsi que par le noir, deux aspects inhérents aussi bien à la calligraphie avec laquelle il a été élevé qu'aux nombreuses montagnes qui dominent le paysage.

 

Après avoir consommé et épuisé le charbon de bois, Lee Bae est-il parti à la recherche de nouvelles matières et d'une nouvelle technique. Depuis deux ans, ses toiles ont changé de texture, sans bien sûr changer de sujet.

 

Pour cette série, Lee Bae a travaillé à l'acrylique avec différents médiums, utilisés avec beaucoup d'attention, de précision, de raffinement. A l'arrivée, toutes ces oeuvres interrogent le spectateur et le plongent en même temps dans une étonnante sensation. La question du comment-c'est-fait vient en effet immédiatement à l'esprit. Sans trop rentrer dans les détails de fabrication, Lee Bae part d'une toile brute qu'il nourrit de peinture blanche, passée à la raclette pour la rendre la plus lisse possible. Sur ce fond, il peint une forme à l'arcylique noir de charbon (toujours). Puis il passe alors sur toute la surface un médium épais mais transparent qui donne d'abord un effet brillant. Il revient ensuite sur la forme noire et, enfin, recouvre le tout de plusieurs couches d'un autre médium pour, au final, obtenir cette surface mate, lisse, douce et beige comme de la paraffine.

 

Ni symbolique, ni représentative, chacune de ces formes noires ne réfère à rien d'autre qu' elle-même. Sans réelle géométrie, sans volonté de geste, elle est juste placée et mise en suspension dans l'espace. Il s'agit tout simplement d'une forme abstraite, d'un corps, d'une masse, propres à condenser le noir. Ces formes, Lee Bae les travaille préalablement à l'encre sur papier. Pour leur donner cette apparente évidence, cette justesse, cet équilibre qui activent et animent le noir.

 

 

Extraits du texte d'Henri François DEBAILLEUX (critique d?art),

catalogue Lee BAE  Rencontre, 2005